Conduire un 2RM < 50cm3

LES DANGERS DU CYCLO DÉBRIDÉ

  • Qu’est-ce que le débridage ?

Le débridage est une manipulation technique qui consiste à modifier ou désactiver les mécanismes de limitation de puissance et/ou de vitesse d’un cyclomoteur (moins de 50 cm3). Cela vise à augmenter la vitesse du cyclomoteur.

Le débridage est principalement effectué sur les éléments suivants : • L’échappement • Le filtre à air • Le carburateur • La transmission Le « kitage » consiste à remplacer les pièces d’origine par d’autres, souvent issues de la compétition sportive ou destinées à équiper les motocycles de plus grosses cylindrés.

Un cyclomoteur débridé ou « kité » peut atteindre des vitesses supérieures à 90 km/h alors que la vitesse maximale autorisée pour un cyclomoteur est de 45km/h.

Ces deux pratiques sont donc strictement interdites.

Pour reconnaître un cyclomoteur débridé le plus simple est de se rendre chez un revendeur de deux-roues motorisées et de demander un certificat de conformité. Dans certains cas, il est possible de remettre en conformité un cyclomoteur débridé (en remontant les pièces d’origine notamment).

  • Le sur-risque d’accident

À 14 ans beaucoup d’adolescents aspirent à posséder un cyclomoteur pour gagner en autonomie dans leurs déplacements. Conduire un cyclomoteur n’est cependant pas sans danger et, en cas d’accident, les conséquences corporelles peuvent être graves. Le Brevet de sécurité routière (BSR), obligatoire pour la conduite d’un cyclomoteur, prépare le jeune à conduire à une vitesse maximale autorisée de 45 km/h. Au-delà, les distances de freinage à respecter sont plus importantes, le champ de vision est réduit, les situations à analyser ne sont plus les mêmes… De plus, le manque d’expérience de l’adolescent pour la conduite d’un véhicule motorisé à une vitesse supérieure accentue le risque d’accident.

  • L’accidentalité routière en quelques chiffres

• Chaque jour 37 cyclomotoristes sont impliqués dans un accident grave. • En 2009, 299 personnes sont décédées à la suite d’un accident de cyclomoteur. • On a 22 fois plus de risques de se tuer à cyclomoteur qu’en véhicule léger. • La part des cyclomotoristes dans le total du nombre de personnes tuées sur les routes de France est passée de 5,1% à 7% entre 2002 et 2009.

source ONISR

  • Les sanctions

. Pour les professionnels

Depuis 2006, le fait pour un professionnel de vendre un cyclomoteur débridé ou de procéder au débridage est un délit puni de 2 ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende (article L. 317-5 du Code de la route introduit par la loi du 5 janvier 2006).

. Pour les conducteurs

Depuis le 1er janvier 2011, le fait d’utiliser un cyclomoteur débridé sur la voie publique est puni d’une contravention de la 4ème classe, soit 135 euros (article L. 317-23-1 duCode de la route introduit par le décret du 12 novembre 2010).

Le véhicule peut être également être immobilisé et mis en fourrière dans les conditions prévues aux articles L. 325-1 à L. 325-3 et la confiscation peut être prononcée.

En cas de revente, le nouvel acquéreur peut porter plainte et l’ancien propriétaire risque une peine d’emprisonnement (jusqu’à 6 mois) et d’amende (jusqu’à 7 500 euros). En cas d’accident, l’assurance peut refuser de prendre en charge les conséquences de l’accident.

En 2012, sera instauré un contrôle technique obligatoire des cyclomoteurs à compter de la deuxième année de mise en service et à la revente. Cette inspection aura pour objet de contrôler le bon état des éléments essentiels de sécurité et le maintien du dispositif de bridage.

  • Conseils

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Les conducteurs de cyclomoteur (moins de 50cm3) sont dans leur majorité des jeunes de 14 à 17 ans. Ce passage important doit faire l’objet d’une discussion entre parents et adolescents.

L’adolescent est-il prêt pour un cyclomoteur ?

  1. Il importe de s’interroger sur la nécessité d’un cyclomoteur pour le jeune dans ses déplacements. Quels seront ses trajets quotidiens ? _# Et d’évaluer la maturité de l’adolescent : a –t-il un comportement responsable ? A-t-il une tendance à prendre des risques ?

Accompagner l’adolescent dans sa démarche d’acquisition d’autonomie et de liberté :

  1. Vérifier la conformité de sa formation : en savoir plus sur www.permisdeconduire.gouv.fr
  2. Le sensibiliser aux dangers auxquels il devra faire face : décrypter les risques en images.
  3. Ouvrir la discussion sur ses obligations vis-à-vis de son cyclo (assurance, entretien, etc.).

Porter une attention particulière à l’équipement :

  1. Opter pour un casque intégral car il offre le meilleur niveau de protection notamment du visage et de la mâchoire. Il doit être obligatoirement homologué.
  2. Porter une tenue vestimentaire même quand il fait chaud, couvrant intégralement les bras et jambes, en privilégiant des matières solides qui résistent aux frottements en cas de chute. Les gants sont bien évidemment indispensables ainsi que le port de chaussures montantes pour protéger les pieds et les chevilles.
  3. Veiller à se faire bien voir des autres usagers de la route en portant des éléments rétro-réfléchissants. Veiller à l’entretien du cyclomoteur :
  4. S’assurer du bon fonctionnement des phares (de jour comme de nuit les feux sont obligatoires depuis mars 2007), des clignotants, des feux stop, du compteur.
  5. Veillez à la conformité de certains éléments clés comme l’identification du moteur, le n°de cadre, les rétroviseurs, les clignotants bien visibles.

Veiller au respect des règles du Code de la route :

  1. Ne pas se faufiler entre les voitures
  2. Ne pas changer de file brusquement
  3. Respecter les règles de priorité
  4. Signaler systématiquement les changements de direction
  5. Ne jamais dépasser par la droite
  6. Ne pas oublier d’utiliser les rétroviseurs
  7. Respecter les limitations de vitesse

BONNE ROUTE